mercredi 16 juillet 2008

Les conservateurs embêtés


Le directeur général d'Élections Canada, Marc Mayrand, comparaissait devant le comité de l'éthique des communes, mardi, pour expliquer sa décision de refuser le remboursement des dépenses électorales à plusieurs dizaines de candidats conservateurs, à la suite du scrutin de janvier 2006.

Selon Élections Canada, le Parti conservateur a mis au point, lors des élections fédérales de 2006, un système de transferts frauduleux qui permettait à l'organisation nationale de bénéficier de fonds destinés à des candidats régionaux.

L'organisme soutient que 67 candidats du parti ont illégalement réclamé 777 000 $ de dépenses qu'ils n'auraient jamais faites. En tout, le parti aurait dépassé de 1,1 million de dollars sa limite de dépenses autorisées à l'échelle nationale, qui était de 18 millions.

Dans plusieurs cas, a déclaré M. Mayrand, les contrats pour des publicités avaient été signés par le Parti conservateur et non par les candidats qui réclamaient un remboursement. Or, les dépenses ne sont pas transférables en vertu de la loi canadienne.

M. Mayrand a aussi indiqué qu'il manquait souvent de factures en bonne et due forme et que plusieurs agents officiels n'étaient pas au courant de certaines dépenses, alors que c'était leur responsabilité de les approuver.

En fait, selon le directeur, il y avait cinq critères à respecter, et ils ne l'ont pas été. C'est pour cette raison qu'il n'y a souvent pas eu de remboursement et c'est aussi pour cette raison qu'il y a eu perquisition aux bureaux du parti.

M. Mayrand a par ailleurs expliqué qu'il avait examiné les comptes de tous les grands partis politiques ainsi que ceux de leurs candidats pour les deux dernières élections générales.

Il conclut qu'il n'y a pas eu de pratiques semblables à celles des conservateurs dans les autres partis.

Libéraux et néo-démocrates sourient

Cette conclusion contredit le Parti conservateur, qui soutient que les autres partis procédaient de la même manière qu'eux pour comptabiliser leurs dépenses, ce qui a fait sourire d'aise les partis d'opposition.

« Les conservateurs allèguent depuis des mois maintenant qu'ils font l'objet d'un parti-pris défavorable de la part du DGE du Canada. C'est faux. Aucune autre formation politique n'a présenté des factures où on retrouve l'ensemble des facteurs qui ont été présentés par les conservateurs », a déclaré le député néo-démocrate d'Outremont, Thomas Mulcair.

Même point de vue de la part du député libéral de Beauséjour, Dominic Leblanc. « Nous avons cru dès le début que l'idée que le Parti conservateur faisait l'objet d'une vendetta d'Élections Canada était complètement ridicule. C'est la dernière excuse que vous avez quand vous n'avez rien d'autre de substance (sic) à donner », a-t-il dit.

M. Mayrand a aussi déclaré qu'après une enquête sommaire, il est convaincu que personne à Élections Canada n'a coulé d'information au sujet de la perquisition hautement médiatisée des locaux du Parti conservateur en avril dernier. Les médias, dit-il, sont arrivés plus de deux heures après le début de la perquisition.

De son côté, le commissaire aux Élections fédérales enquête sur le comportement de plusieurs candidats dont les dossiers comportent de nombreuses lacunes ou des incongruités.

Deux candidats conservateurs demandent également une révision judiciaire de la décision du directeur général.

Le comité des Communes poursuit ses travaux mercredi.

vendredi 27 juin 2008

Cure de rajeunissement des bibliothèques


Les bibliothèques de Montréal sont sur le point de subir une cure de rajeunissement bien méritée.

En fait, en plus de la cure de jouvence, c'est également la construction de tout nouveaux lieux du savoir que prévoit l'administration municipale. Le maire Tremblay a annoncé jeudi matin, accompagné de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, plusieurs projets qui verront le jour dès cette année.

Si la ministre était présente, c'est que cette annonce représente un pas de plus dans l'initiative qu'avaient lancée le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal à l'automne dernier lors du « Rendez-vous novembre 2007 - Montréal métropole culturelle ».

Cette rencontre, qui avait pour objectif de donner à Montréal les moyens de devenir une métropole culturelle du XXIe siècle reconnue au Canada et à l'étranger, avait incité l'établissement d'un plan de consolidation des bibliothèques publiques de la métropole. Les deux paliers administratifs avaient consenti un budget de 30 millions de dollars d'ici 2010, en plus de la contribution des arrondissements.

Gérald Tremblay a présenté les projets sélectionnés sur la base de plusieurs critères dont l'urgence de rénovations et d'investissements que nécessitaient certains établissements.

La liste des projets:

  • Mise sur pied des démarches qui permettront d'amorcer le projet de construction d'une nouvelle bibliothèque dans l'arrondissement de Saint-Laurent (coût estimé: 24 millions $)
  • Agrandissement de la bibliothèque de Pierrefonds, dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro (coût estimé à 3,3 millions $)
  • Agrandissement de la bibliothèque Saul-Bellow (coût estimé à 6,4 millions $)
  • Amélioration locative dans les bibliothèques de Cartierville (arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville) et Jean-Corbeil (arrondissement d'Anjou)

L'action démocratique en hausse


L'action démocratique de Mario Dumont est en hausse de 3 pour cent.
La lutte est plus serrée que lors du dernier sondage.

Voici le pourcentage de chacun:

Parti libéral du Québec 36
Parti Québécois 31
ADQ 17

Le parti libéral grimpe en popularité


Les troupes de Stéphane Dion connaissent une remontée depuis février dernier.
En un mois,ils ont gagné 6 points.

Au Québec la répartition des trois principaux partis se lit comme suit:

Bloc Québécois 29,Parti conservateur 26,Parti libéral du Canada 21.

jeudi 26 juin 2008

L'ex-Ministre Maxime Bernier s'explique


C'est devant ses électeurs de la circonscription de Saint-Georges, en Beauce, que l'ancien ministre fédéral Maxime Bernier s'est expliqué pour la première fois depuis les événements qui l'ont forcé à démissionner le 26 mai dernier.

L'ancien chef de la diplomatie canadienne a soutenu que pendant toute la durée de sa relation avec Julie Couillard, il n'a jamais eu connaissance de son passé trouble.

Sa version des événements

Ce ne serait que le 20 avril dernier, alors qu'il ne la fréquentait plus, qu'il aurait eu vent de rumeurs concernant son passé. La veille de sa démission, le 25 mai en soirée, il aurait appris qu'il a laissé des documents confidentiels à la résidence de son ancienne amie de coeur.

Il a dit qu'il s'agissait de notes d'information préparatoires pour le sommet de l'OTAN tenu au début d'avril à Bucarest. Maxime Bernier a précisé qu'il était chez Julie Couillard après son retour de Bucarest, le 4 avril.

Aucun souvenir

Maxime Bernier a expliqué que le niveau d'importance des notes d'information ne justifiait pas qu'elles soient numérotées afin d'être suivies à la trace.

C'est pourquoi aucune alarme n'a été déclenchée au sein du ministère concernant leur disparition. Le ministre démissionnaire dit qu'il n'a aucun souvenir d'avoir égaré les documents et qu'il n'avait même pas remarqué qu'ils n'étaient plus là.

Même s'il ne s'est pas aperçu que les documents étaient manquants, il a accepté les conséquences qui s'imposaient en démissionnant de son poste de ministre. En effet, il s'agit d'un manquement aux règles de confidentialité qui s'appliquent aux membres du conseil des ministres.

Depuis ce temps, une enquête interne a été instituée au sein du ministère des Affaires étrangères pour faire la lumière sur cette affaire de documents perdus. Maxime Bernier a dit avoir rencontré lundi dernier les responsables de cette enquête et qu'il a répondu à toutes leurs questions.

Carrière politique

Durant son allocution, Maxime Bernier a indiqué son intention de poursuivre sa carrière politique à Ottawa, même si les dernières semaines ont été difficiles sur le plan professionnel et humain. De plus, il refuse d'étaler sur la place publique les détails de sa vie privée.

Même si le député se dit convaincu que l'épreuve qu'il vient de traverser a fait de lui « une personne meilleure », il a nuancé en disant « je ne peux pas vous promettre de devenir parfait ».

Dans toute cette histoire, je suis resté un homme intègre et responsable. Être intègre et prendre ses responsabilités, c'est au coeur de l'identité beauceronne.

— Maxime Bernier

mercredi 25 juin 2008

Claude Dauphin Remplace Frank Zampino


Le maire de Montréal a fait son choix. Ce sera Claude Dauphin qui remplacera Frank Zampino à la présidence du comité exécutif de la Ville.

M. Zampino quittera ses fonctions officiellement le 2 juillet prochain.

Claude Dauphin ne sera toutefois pas dépaysé. Il était déjà vice-président du comité exécutif, responsable de la sécurité publique et civile et des relations intergouvernementales.

Les nouvelles fonctions de M. Dauphin lui donneront plusieurs nouvelles responsabilités, dont celles des services administratifs, des affaires corporatives, du capital humain, des sociétés paramunicipales, en plus de conserver la responsabilité de la sécurité publique et des relations intergouvernementales.

L'ancien député libéral à l'Assemblée nationale et délégué général du Québec à Boston n'est pas le seul à se voir confier de nouvelles fonctions. Le maire Tremblay a également choisi Sammy Forcillo pour une autre des fonctions importantes de Frank Zampino: les finances de la Ville.

On apprend également que Marcel Tremblay, frère du maire, sera dorénavant responsable de la Société du parc Jean-Drapeau.

Stephen Harper a fait son remaniement ministériel suite au départ de Maxime Bernier


Comme le voulaient les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours, le premier ministre, le conservateur Stephen Harper, a apporté mercredi quelques changements au sein de son gouvernement minoritaire.

Tout d'abord, le transfuge libéral David Emerson conservera le ministère des Affaires étrangères, dont il assure l'intérim depuis la démission de l'ex-ministre Maxime Bernier, le 26 mai dernier.

Le sénateur Michael Fortier hérite quant à lui du portefeuille du Commerce international, tandis que Christian Paradis, actuel secrétaire d'État à l'Agriculture, se voit confier le ministère fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux. Il faut rappeler que Michael Fortier n'a toujours pas été élu député à la Chambre des communes.

Enfin, le député britanno-colombien James Moore devient secrétaire d'État aux langues officielles. M. Moore est bilingue.

Ce remaniement était devenu nécessaire après le départ de l'ancien ministre des Affaires étrangères. Maxime Bernier a dû démissionner de son poste après avoir apparemment oublié des documents secrets chez son ex-amie de coeur, Julie Couillard, qui a eu des liens avec les milieux du crime organisé.

Des changements cosmétiques, selon les libéraux

Ce remaniement du Cabinet conservateur n'a guère impressionné l'opposition officielle. « C'est comme si Bob Gainey nous annonçait une grosse conférence de presse pour dire: "Je vous annonce le remaniement de mon quatrième trio" », a déclaré mercredi le député libéral Denis Coderre, au Réseau de l'information.

« C'est pas les gros chars, sauf que la réalité, c'est peut-être ce qu'on ne voit pas qui a un impact plus grand », a-t-il ajouté.

Selon M. Coderre, certaines nominations révèlent en effet plusieurs choses, dont des échecs. « Le fait d'avoir créé un secrétaire d'État aux langues officielles [...] ça démontre la faillite de la ministre actuelle qui est en charge des langues officielles, Mme Verner. Donc ça, ça veut dire qu'elle n'a pas bien fait son travail, c'est une mauvaise note de la part de son premier ministre ».

Quant à la nomination de Michael Fortier au Commerce international, bien qu'elle soit présentée comme une promotion pour M. Fortier, Denis Coderre y voit une manière d'éloigner un peu M. Fortier, qui parlerait peut-être un peu trop au goût du premier ministre Harper.

Le député libéral de Bourassa ajoute par ailleurs que, le ministère du Commerce international nécessitant beaucoup de voyages, Michael Fortier sera ainsi moins exposé aux questions sur son ex-conseiller, Bernard Côté, qui a été forcé de démissionner pour son implication dans l'affaire Bernier-Couillard.

Bloc et NPD

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique se posent des questions sur la légitimité de David Emerson et de Michael Fortier.

L'organisateur en chef du Bloc, Mario Laframboise, considère qu'il est troublant de constater que le premier ministre ait confié à un sénateur qui n'a jamais été élu député le mandat de représenter le Canada et ses valeurs démocratiques sur la scène internationale.

Nommer un non-élu comme ministre, monsieur Fortier, ou un élu qui s'est fait élire sous une bannière libérale comme ministre, donc, évidemment pour nous, c'est pas un signe de transparence et de responsabilité.

— Mario Laframboise

Thomas Mulcair, du NPD, est du même avis. Pour lui, « la présence continue de Michael Fortier au cabinet est absolument inadmissible ». Il soutient qu'elle fait du tort au système démocratique parlementaire basé sur le principe de la responsabilité ministérielle.

Michael Fortier n'a tout simplement pas sa place au conseil des ministres. C'est en flagrante contravention d'une convention constitutionnelle qui date de 1867.

— Thomas Mulcair

Le lieutenant québécois de Jack Layton trouve la promotion de David Emerson tout aussi « problématique », pour des raisons semblables. Il considère qu'en dépit de ses compétences, « il n'a pas de mandat des gens de son coin ».

En outre, les deux partis s'interrogent sur les compétences de Christian Paradis, décrit par Mario Laframboise comme étant « quelqu'un de bien servile qui va écouter les ordres du chef ».

Cependant, tous s'entendent pour applaudir la nomination de James Moore aux langues officielles.

Qui sont-ils?


Christian Paradis: 34 ans
Circonscription: Mégantic-L'Érable (Québec)
Élu à la Chambre des communes en janvier 2006, Christian Paradis a d'abord été secrétaire parlementaire au ministère des Ressources naturelles, avant d'être nommé secrétaire d'État à l'Agriculture.

James Moore: 32 ans
Circonscription: Port Moody-Westwood-Port Coquitlam (Colombie-Britannique)
Élu pour la première fois en 2000 sous la bannière de l'Alliance réformiste conservatrice canadienne, il a été secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, puis secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et de la porte d'entrée du Pacifique et des Jeux olympiques de Vancouver-Whistler.

Michael Fortier: 46 ans
Sénateur et ministre non élu
Avocat de formation, Michael Fortier a travaillé dans le secteur financier. Il a été promu au ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux en février 2006, avant d'être nommé sénateur le même mois.

David Emerson: 62 ans
Circonscription: Vancouver Kingsway (Colombie-Britannique)
Élu pour la première fois aux Communes en 2004 sous la bannière du Parti libéral du Canada où il occupait le poste de ministre de l'Industrie. Réélu en 2006, il quitte le PLC la même année pour rejoindre le gouvernement conservateur, où il devient ministre du Commerce international et ministre de la porte d'entrée du Pacifique et des Jeux olympiques de Vancouver-Whistler.